Thomas Dufour remporte le prix Gratien-Gélinas 2023 !
Le prix Gratien-Gélinas récompense et encourage la relève en écriture dramatique en cherchant à susciter la production d’un texte inédit. Le lauréat du prix Gratien-Gélinas 2023 a été remis à Thomas Dufour pour son texte Maison seule. Il est la 29e lauréat de ce prix remis annuellement par la Fondation du CEAD.
Le lauréat remporte la bourse d’un montant de 10 000 $, alors qu’une prime à la création de 15 000 $ est mis en réserve pour la compagnie théâtrale qui portera le texte à la scène d’ici les deux prochaines années. Cette prime à la création est possible grâce au précieux soutien de Québecor. Le prix a été remis par Claude Breton, à la présidence du conseil d’administration de la Fondation, et par Éric Noël, présidence du CA du CEAD.
Éloge du jury
« Ce qui frappe d’abord, c’est la liberté innovante de l’écriture. En proposant une maison comme personnage principal, avec son silence massif et son rapport au temps étranger à celui des humains, Thomas Dufour nous offre paradoxalement un univers de personnages complexes et attachants, dont les cycles générationnels s’enchaînent dans cette insaisissable magie dont seul le théâtre est capable. Car cette maison, toute seule qu’elle soit, porte un regard bienveillant et mystérieusement intelligent sur l’humanité transitoire qui la traverse au fil du temps. »
Le jury était composé de Marie-Hélène Larose-Truchon, autrice membre et lauréate du PGG en 2021, de la comédienne et metteuse en scène Tamara Brown ainsi que du comédien, danseur et concepteur sonore Éric Forget.
Thomas Dufour est un auteur dramatique originaire du Lac-Saint-Jean et qui vit présentement à Montréal. Il est diplômé du programme d’Écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada (2022). Son texte Les voix a été mis en scène en 2021 par Marie-Ève Milot à l’École nationale de théâtre. Sa pièce Maison seule a été produite en 2022 au Monument National dans une mise en scène de Philippe Boutin. Il écrit présentement un livret d’un opéra en réalité augmentée pour l’Opéra de Montréal et travaille sur sa première série télé. Titulaire d’un baccalauréat en journalisme (2019) de l’UQAM, il explore les manières de transformer le réel en fictions et de raconter la vie des autres pour en faire ressortir la grandeur et la poésie.
MAISON SEULE
Et si une maison, au lieu d’être un décor, devenait le personnage principal d’une pièce de théâtre? Avec sa force immobile et muette, avec ses murs que l’on repeint mais qui ne bougent pas ? Surtout avec son temps de maison qui fait paraître naturellement accéléré le temps de ceux qui successivement l’habitent ? Qu’importe le nom de ceux qui y passent – Sylvia, Alice, Juliette, Maxime ou Carlos –, leurs arrivées, leurs départs, leurs amours, leurs quêtes, tout cela n’est-il pas induit et magnifié par la maison?
Le jury a également accordé deux mentions : à Ornithorynques de Johanne Parent et à Châteaubriand de Laurie Léveillé. Toutes deux remportent une bourse de 1 000 $.
Thomas Dufour, lauréat du prix, entouré de Éric Noël, Gabrielle Lessard et Claude Breton.
Éric Noël, Thomas Dufour, lauréat du prix, Laurie Léveillé et Johanne Parent, qui ont reçu chacune une mention, et Claude Breton.
Lire le communiqué - diffusé le 8 novembre 2023
Le prix Gratien-Gélinas est décerné chaque année depuis 1994. il encourage la relève en cherchant à susciter la production d'un texte inédit. Au cours des années, ce prix n'a cessé de gagner en prestige jusqu'à devenir le plus important prix consacré à la relève en écriture dramatique au Canada.
Le prix Gratien-Gélinas est le plus important prix canadien décerné aux auteurs et autrices dramatiques francophones de la relève, et ce, grâce au soutien de Québecor. Il est constitué d'un montant de 10 000 $, destinée à l'auteur ou l'autrice, alors qu'un montant de 15 000 $ est remis à la compagnie théâtrale qui portera le texte à la scène d’ici les deux prochaines années. Une bourse de 1 000 $ est également remise aux auteurs et autrices qui reçoivent une mention.
LES FINALISTES EN 2023
Maryline Chery
MENAJ
L’écriture de Maryline Chery se veut décoloniale, en confrontation directe avec l’ordre établi, et « empreinte d’un souffle de fantaisie sur une toile beaucoup trop grise ».
Son souhait avec la pièce « MENAJ » ?
« Que les gens tombent amoureux de ces huit femmes haïtiennes, (…) qu’ils ressentent tout l’amour et toute la réelle beauté d’Haïti, celle qu’on nous cache constamment. »
Son rêve pour le futur ?
« Continuer d’écrire, traduire MENAJ en anglais et, peut-être, en faire un film ? Qui sait ! »
Mathieu Renaud
Les mauvaises herbes n'existent pas
Pour Mathieu Renaud, le geste d’écriture vient du ventre.
Son souhait avec la pièce « Les mauvaises herbes n'existent pas » ?
« Que l’amitié, la discussion, la parole ; c’est ce qui nous sauve de la mort puisqu’elle permet tout le reste. Que le bruit que font les enfants, c’est le monde qui commence. Pis aussi… vive les bananes. »
Son rêve pour le futur ?
« Travailler=créer. Que j’arrête de devoir payer pour travailler=créer. Cette pièce, d’ailleurs en est un bon exemple: j’ai eu le privilège (…) d’être rémunéré pour l’écrire. Alors, tout ce que je me souhaite, c’est de pouvoir travailler=créer.»
Alice Tixidre
Déguerpir
Alice Tixidre décrit « Déguerpir » comme une comédie noire et ducharmienne.
Son souhait avec la pièce « Déguerpir » ?
« J’aimerais qu'ils soient déconcertés et qu'ils pleurent de rire. »
Son rêve pour le futur ?
« Écrire une comédie musicale avec Klô Pelgag. Voilà, c'est mis dans l'espace. »
Lire le communiqué annonçant les finalistes en 2023
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